Photo de Jean-Claude BOURGEAT

Jean-Claude BOURGEAT

décédé le 22 mars 2026 à l'âge de 91 ans
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Photo de Jean-Claude BOURGEAT
Jean-Claude BOURGEAT
décédé le 22 mars 2026 à l'âge de 91 ans

Message de la famille

Chères familles, chers proches et amis de Jean-Claude Bourgeat,

Avec tristesse, nous vous annonçons le décès de notre père, Jean-Claude Bourgeat, survenu le dimanche 22 mars.

Pour l’accompagner et lui rendre hommage, deux évènements sont organisés.

Une messe sera célébrée le mercredi 1er avril à 11h00 en la Cathédrale Saint-Théodorit à Uzès (Gard).

Son inhumation aura lieu le jeudi 2 avril à 15h00 au cimetière de Valfin-lès-Saint-Claude (Jura).

Un moment convivial nous réunissant se tiendra après chaque évènement en sa mémoire.

En cas de participation et afin de nous aider dans l’organisation, merci de bien vouloir répondre à ce court formulaire avant dimanche 29 mars : https://forms.gle/enCmVwfLitoKbjHL8

Pour ceux d’entre vous qui seront présents à Uzès, une « toile (blanche) de Jean-Claude » sera à votre disposition : vous pourrez y coller une photo, un dessin, un poeme, y rapporter un souvenir, une anecdote ou lui adresser un mot.

Pour les autres, vous trouverez sur cette page web un espace « hommage » qui vous permet également de vous manifester et apporter votre témoignage à son attention.

Avec toute notre affection,

Stéphanie, Régis, Fabrice et Emmanuel Bourgeat

A ceux qui souhaitent faire un don, plutôt que des fleurs, nous leur proposons de soutenir l’association Nos petits frères et sœurs qui travaillent en Haïti et que Papa appréciait particulièrement.

Vous pouvez faire un don ici : https://www.nospetitsfreresetsoeurs.org/faire-un-don/


Un service de plantation d’arbre hommage est disponible ici.

Inhumation

jeudi 02 avril 2026 à 15h00
Cimetière de Valfin-Lès de Saint-Claude
Rue du Cimetière
39200 Saint-Claude

Déroulé des obsèques

Cérémonie religieuse

Le mercredi 01 avril 2026 à 11h00

Inhumation

Le jeudi 02 avril 2026 à 15h00

Rendez hommage à M. BOURGEAT

Plantez un arbre du souvenir

Arbre du sourvenir
Un hommage durable et symbolique
Locale, drapeau de la France Planté en France dans le respect de l’écosystème local
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Bouquet de deuil Empathie
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0,50€ reversés à Alzheimer France par bouquet
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Livre hommage
Jean-Claude BOURGEAT 1934 - 2026 Marie Agnès “ Aujourd’hui, c’est un jour difficile car je dois te dire au revoir alors que je t’aimais tant. Les années passent, je me disais que j'avais une marraine exceptionnelle, gentille, toujours attentionnée. Quelle tristesse pour moi, tu me manqueras énormément, je ne t'oublierai jamais. Au revoir Marraine. Lucas Morel “ Devant ce douloureux coup du sort, je suis à la fois triste et décontenancée. Je voudrais vous apporter un peu de réconfort, mais, aujourd’hui les mots me manquent. Anaïs Henri “ Toutes mes pensées affectueuses à vous, qui m’avez fait aimer les mathématiques. Votre gentillesse, votre pédagogie envers nous restera gravé comme un précieux souvenir de mon enfance. Vous avez marqué ma vie bien au-delà de la salle de classe. Reposez en paix.
Le livre hommage met à l'honneur les différents messages et photos partagés sur cet espace avec une mise en page élégante.
  • - Format 210 x 210mm sur papier 200 gr. et ½ semi-brillant
  • - Imprimé et façonné en France
  • - Livré via colissimo (nous attendons de recueillir tous les hommages avant de produire le livre)
  • - Suivi du colis par SMS
Nombre d'exemplaires :
Prix TTC: 49,90€

Partagez votre affection et vos souvenirs

Jean-Claude BOURGEAT 1934 - 2026 Marie Agnès “ Aujourd’hui, c’est un jour difficile car je dois te dire au revoir alors que je t’aimais tant. Les années passent, je me disais que j'avais une marraine exceptionnelle, gentille, toujours attentionnée. Quelle tristesse pour moi, tu me manqueras énormément, je ne t'oublierai jamais. Au revoir Marraine. Lucas Morel “ Devant ce douloureux coup du sort, je suis à la fois triste et décontenancée. Je voudrais vous apporter un peu de réconfort, mais, aujourd’hui les mots me manquent. Anaïs Henri “ Toutes mes pensées affectueuses à vous, qui m’avez fait aimer les mathématiques. Votre gentillesse, votre pédagogie envers nous restera gravé comme un précieux souvenir de mon enfance. Vous avez marqué ma vie bien au-delà de la salle de classe. Reposez en paix.
Un mot, une photo, une fleur ou même un arbre planté en sa mémoire : autant de gestes symboliques qui apportent soutien et réconfort à la famille.

Votre hommage prolongera la mémoire de Jean-Claude BOURGEAT et viendra agrémenter le Livre hommage, un précieux souvenir pour ses proches.
Témoignage aux proches

Hommages rendus

38 hommages
3 accompagnés de fleurs
  • Il y a 1 mois
    ...un anonyme.

    Dessin laissé par...

    Photos postées par ...un anonyme.
    Souvenir de Monsieur Jean-Claude BOURGEAT par ...un anonyme.
  • Il y a 1 mois
    Emmanuel, Fabrice, Stéphanie et Régis

    Mot lu à Uzès et Valfin par Emmanuel, Fabrice, Stéphanie et Régis

    (STEPHANIE)
    Papa,
    Ce mercredi 18 mars, la nouvelle de ton malaise cardiaque et de ton hospitalisation est venue nous chercher chacun en des lieux, à des heures et en des instants de vie différents. Nous, tes 4 enfants.
    Pour autant, nous avons répondu d’une seule voix. Nous voici. Nous sommes autour de toi. Et Louise, puis Zoé, sont là aussi. Ce vendredi après-midi, un beau et chaud soleil baigne de sa lumière ta chambre d’hôpital. Tu es là… ou peut-être n’es-tu déjà plus totalement là. Tes yeux sont grands ouverts sur nous. Heureux de nous voir à tes côtés. Presque surpris d’être encore là pour en profiter. Nous t’interrogeons souvent : souffres-tu ? As-tu mal quelque part ? Ressens-tu des douleurs ? A chaque fois, tu apportes des dénégations presque étonnées : « non, pas du tout. Ils s’occupent très bien de moi. ». Cela nous rassure. Parfois, tu nous regardes et un immense sourire s’empare de ton visage. Disons-le : un large sourire d’enfant. Et à plusieurs reprises tu dis : « Vous êtes tous là, cela me fait plaisir ! » Et dans l’espace de cette chambre d’hôpital, nos présences se conjuguent maintenant au présent pour l’habiter. Nous évoquons avec toi des souvenirs. Ta mémoire est intacte. Nos mains viennent rencontrer les tiennes. Tu réclames régulièrement à boire. Avec toi, on s’amuse de passer un gant humide sur ton front, mais aussi sur ton crâne chauve, pour qu’il brille. Dans le calme, l’humilité et la pudeur de ta chambre d’hôpital, nous avons la chance de pouvoir te rencontrer encore une fois.
    Nous voici. Nous chez qui ce qui affleure en premier de notre relation à toi relève parfois de la blessure, nous accueillons ce que nous avons reçu de toi et qui nous a conduit auprès de toi : cette droiture, une certaine idée du devoir, cette simplicité toute jurassienne, un peu rugueuse et peu loquace, qui fait que nous sommes là. Que nous sommes heureux d’être là. Entre nous, nos paroles ne t’épargnent toujours pas, mais pour rien au monde nous aurions manqué ce RV avec toi.
    « Il y a un moment pour tout, et un temps pour chaque chose sous le ciel » dit l’Ecclésiaste. Aujourd’hui, c’est le temps du merci. Un merci qui n’oublie rien, qui n’efface pas, qui n’entend pas escamoter ce qui a été douloureux. Et qui peut ainsi être un merci plein et entier. Généreux. Qui rend grâce pour ce que tu as été.

    (REGIS) Merci, d’abord, pour ta simplicité : ce qui la disait le mieux, c’était tes expressions. De fait, tu as toujours gardé tes distances avec les gens « qui ne se prennent pas pour l’ombre de leur logarithme ». Des phrases que tu nous répétais à la maison, particulièrement à table, en devenaient de nouvelles : « te bourre pas comme un canon ! », « arrête de t’envoyer des sacs d’eau dans l’estomac ! ». Et celle-ci qu’on adorait et que tu nous nous sortais à chaque fois que tu finissais un vieux reste tiré du frigo : « moi, j’crains pas ! ». Tu en avais un usage immodéré et pour toutes les situations. La météo, les efforts du quotidien, ceux qui font des manières… Toutes tirées de derrière les fagots. Certaines, pas piquées des vers. Et quelques-unes parlaient si bien de toi. A ton insu peut-être… ou parce qu’elles sont vraies pour chacun de nous, surtout quand nous sommes au volant ? Pour celui qui ne nous cède pas la priorité :« L’égoïsme, c’est quand on ne pense pas à moi » ; à l’attention de celui qui roule trop lentement : « celui-là, il va à l’enterrement de ses illusions ». Bref, des mots qui disent le réel sans chichi et sont la marque de ce « bon sens paysan » que tu revendiquais et mettais souvent en pratique.
    Merci pour ta curiosité, ton goût de vouloir comprendre et de ne pas juger trop vite. Avec maman, c’est une forme de tempérance que vous nous avez ainsi transmise : comprendre avant de juger. Un bien précieux de nos jours...

    (EMMANUEL) Merci de nous avoir partager tout au long de ta vie cette attache profonde avec le Haut Jura, terre de nos grand parents, arrières grand parents.
    Lieu de retrouvailles de notre grande famille lors d’évènements que tu avais à coeur d’organiser et animer. Moments de découverte de nos racines, de notre histoire familiale, d’apprentissages à la piscine de St Claude comme lors de nos promenades badines à la main pour faire fuir toute vipère déjà apeurée par nos cris, nous les petits parisiens de la vallée de Chevreuse.
    Merci aussi pour ta sensibilité : ton amour de la musique, ton talent pour la peinture… et avec lui, ta capacité à t’émerveiller et à voir la beauté : celle des sons, des couleurs, des formes, des paysages… Il nous reste en mémoire ces dimanches matins d’enfance, qui s’étiraient en longueur habités par la musique baroque que tu écoutais trop fort à notre goût, mais qui ont façonné notre sensibilité. Ces heures interminables passées derrière ton chevalet pour peaufiner un croquis, une aquarelle ou une gouache : invités à donner notre avis, nous ne te garantissons pas d’avoir été toujours sincère, tant tes efforts te mettaient en joie. Tu aimais également être bien habillé, porter des vêtements dont les couleurs sont coordonnées, porter un foulard qui finit de te faire chic et sentir bon ton éternel parfum Armani…

    (FABRICE) Tu aimais aussi tout simplement nous regarder, profitez de notre présence, lors de rassemblements
    familiaux ou bien lors d’un passage à la maison, nous regarder prendre soin les uns des autres. Tu t’émerveillais de cela. Et quand tu nous voyais prendre nos enfants dans nos bras, les serrez tout contre nous pour un câlin, alors tu disais : « Ah, c’est bien ça, c’est important ça, c’est des vitamines du coeur ! » - encore une expression dont tu avais le secret.
    Merci, enfin, pour ton attention à nous : comme disent les jeunes aujourd’hui « on ne va pas se mentir », car c’est peut-être le point sur lequel nous avons chacun constitué un « dossier » sur toi. Mais plusieurs fois, tu nous as tiré d’affaires : Régis au Pérou ou en Afrique, particulièrement quand il fallait réussir à attraper un vol ; Stéphanie pour construire des supports pédagogiques alliant bois et papier Emery et permettre ainsi à ses élèves en classe de bien tracer toutes leurs lettres. Ton côté pratique et bricoleur aussi, avec la patience que tu avais de prendre le temps de nous transmettre tes connaissances (le fameux « petit conseil Bourgeat !) : depuis, Fabrice ne compte plus le nombre de vélos qu’il a pu réparer, de rustines coller, de chaine graisser, de câbles changer, de cuisines monter, de parquets poncer, de syphons déboucher, et les murs de ta maison d’Arpaillargues gratter, car tu savais nous mettre à contribution. Tu appelais ça « toucher les dividendes ! »

    Ce que tu étais. Ce que tu nous as donné. Ce que nous avons reçu de toi. Tout cela vit encore en nous. Ce qui est moins bon ne nous fait pas oublier le meilleur : tout ce qui t’a rendu si vivant, pour toi, pour nous, et pour bien d’autres. Qu’il nous soit donné d’en prendre soin et de le transmettre à notre tour. Un petit coup de main de ta part pour nous y aider sera toujours bienvenu depuis là où tu es. Alors, merci… d’avance, et que la paix soit avec toi, papa.

  • Il y a 1 mois
    Odile PITON

    Quelques souvenirs sur la jeunesse de Jean-Claude : d’après Fanfette, Maman partit un jour en classe avec Jean-Claude dans les bras pour le plus grand bonheur de toute la classe. Il y a eu des épisodes de chutes dans des bouses de vaches aux Prés, des descentes d’escalier sur un pot de chambre et de bras cassés : « En descendant l’escalier sur le pot, je me suis retrouvé avec le bras comme celui de l’Albert. Papa qui me l’avait réparé quelques mois avant l’a regardé, a tiré dessus, mis une bande Velpeau, 2 aspirines et vas te coucher. »
    Maman s’était beaucoup occupée de lui petit et il était très attaché à elle. Lors des visites de Papa avant leur mariage par souci des convenances, lorsqu’ils allaient au salon, on y poussait Jean Claude. Il se mettait contre la fenêtre et il regardait dans la rue. Il ne savait pas du tout ce qu’il se passait. Thésès : : A propos des fiançailles de Mimi, Tante Marie disait : « Quand ils étaient tous les deux dans le jardin, j’envoyais Jean Claude vers eux. » Lorsqu’ils se sont mariés, le soir de leur mariage, quand ils sont partis, Jean-Claude a pleuré toutes les larmes de son corps en disant « Mimi nous a abandonnés ».

    Par la suite il a été un enfant turbulent : : « En 44, les Allemands avaient occupé le collège et sont partis assez vite en laissant leurs munitions. Les Jésuites nous ont appelés pour les ramasser. On en a gardé 10 kg dans les poches. A l’automne, on ramassait les feuilles et on y mettait le feu. On balançait des balles dedans avec des marrons, pour faire croire que c’étaient les marrons qui pétaient. André Bergère était professeur et logeait en haut. On mettait des balles dans son fourneau, les balles partaient et perçaient le fourneau, c’était une vraie passoire. » … et sportif « On allait se baigner. Pierre Panier nous faisait couper un paquet de roseaux et on se mettait dessus. Chaque jour il en enlevait et à la fin on arrivait à nager. » … et bagarreur : « Moi aussi j’ai des comptes à régler. François te souviens-tu d’une bagarre dans la nouvelle salle-à-manger où on se tapait dessus à coups de chaises. Papa est arrivé : « Que vous vous tapiez dessus, je veux bien, mais mon mobilier, j’y tiens ». Et on a eu un coup de pied dans le cul, car de ce côté-là on avait du répondant. » … pas très féru en latin : Bernard : « J’ai de mauvais souvenirs de devoirs de latin qui se terminaient mal si tu avais la malchance d’être dans le champ de vision de Papa et que cela n’allait pas à la bonne vitesse. » Jean-Claude : « Oh! Le latin m’a poursuivi, mais ce n’est pas moi qui l’ai poursuivi. »

    Jean Claude avait une passion pour l’aviation qui remonte à loin.
    « Pendant la guerre, les parents hébergeaient des pilotes. Un pilote avait dit : « Si un jour je passe au-dessus de la maison en faisant un tonneau, c’est que j’aurai abattu un avion allemand. » Et un jour, il l’a fait. Je lui ai demandé, et il m’a fait asseoir dans son avion, un P47. Cela m’a ébloui. »
    Je me souviens que lorsqu’il a été opéré de l’appendicite j’étais allée voir Jean-Claude à la clinique du Bouillon et il m’a raconté qu’il avait demandé à Xavier d’aller lui acheter le journal « Les ailes » et Xavier lui avait rapporté le journal « ELLE » ! (Pauvre Xavier vous savez qu’il est décédé en 2024 ?) Jean-Claude allait apprendre à piloter à Tavaux, et a fait voler Bonne Maman : « La première fois où je l’ai emmenée en avion. Elle suivait attentivement mes progrès en avion : « Qu’est-ce que tu as appris aujourd’hui ? » Un jour je l’ai emmenée en avion avec chapeau et jupe. Déjà le chapeau ne rentrait pas dans le cockpit. Il a fallu l’enlever et le mettre derrière. 1er virage à gauche, Maman était un peu au-dessus de moi, elle était contente. Le 2ème virage à droite, elle était plus bas : « Oh mais il y a un trou là. » Autre souvenir sportif en Vespa pour le mariage de Bernard. Elle a tenu son chapeau : « Est-ce que tu crois qu’on va me reconnaître ? »

    « Pendant mon service militaire, avec mon capitaine, il disait : « Bourgeat, allons voir s’il y a des doryphores dans mon jardin ». On prenait le Nordmil, on partait jusqu’à Chaumont, d’où il était originaire, on descendait à 1 m des champs de patates et on remontait. Il disait : « Vous voyez des doryphores ? » Je disais « Non » et on allait faire pareil aux Prés, sur le grand marais, dans les deux sens pour bien voir, et sur le lac de l’Abbaye. »

    Cette habitude de faire faire des acrobaties au dessus des Prés de Valfin j’en ai entendu parler par plusieurs personnes. Il semble bien que cela se soit fait plusieurs fois. Une fois un de ses amis pilotes passe dans le coin des Prés. L’habitude aidant, il va faire son petit tour et peut-être même ses acrobaties au-dessus des Prés. Il constate qu’il y a un attroupement de personnes qui se mettent à l’observer et, dixit Colette, à l’applaudir. Il termine son affaire et s’en va puis en parle à Jean-Claude qui se renseigne. L’attroupement correspondait à l’enterrement de la mère Tapedur dont le cercueil a été déposé sur le sol durant le spectacle improvisé. La mère Tapedur vous savez qui c’était ? La belle-mère d’Albert, elle habitait la seule maison qui est à droite de la route, quand on quitte les Prés pour aller sur la Côte. Plus tard Gaston y a habité. Je me souviens d’elle, une petite vieille pliée en deux, qui cheminait avec un sac en jute dans lequel elle entassait des pommes de pain pour allumer son feu.

    Un des épisodes notables durant la guerre, était l’enterrement (probablement annuel) de Ballandar. « On avait un oncle en Bourgogne à Noiron (Louis Rosette). Il élevait 80 cochons. On recevait un coup de téléphone « Allo Marie, ici Alice, je t’annonce qu’on va faire l’enterrement de Ballandar demain soir ». Alors Papa et André Panier allaient à l’enterrement. Il fallait passer la ligne de démarcation à Auxonne. Pour y aller, Papa disait : « Je ramène un malade qui sort de l’hôpital. » Oncle André faisait le malade. Ils partaient avec la Juva IV. Au retour, l’oncle André faisait l’infirmier : « On vient de voir un malade ». Le cochon était derrière. Cela se terminait à 3h du matin. Je me souviens de l’enterrement du cochon. Tout le monde marchait sur la pointe des pieds. Le cochon Ballandar, il y en avait la moitié pour nous et la moitié pour oncle André. »

    Lorsque Jean-Claude s’est marié en 1966, sa photo dans le journal a attiré l’attention d’une famille de Taulignan, ville où Bon Papa avait été durant la guerre de 14. Cette famille lui a écrit.
    Mme Meffre de Taulignan 1ère lettre de 1966
    « Après avoir bien hésité, je me permets de vous écrire. () J'ai été frappée par une ressemblance et par le nom de Bourgeat. Nous avons connu pendant la guerre de 14, un jeune médecin-major de ce nom mobilisé à Taulignan Drôme où nous demeurions alors. Il logeait chez une voisine et mangeait à l'hôtel tenu par mes parents (). Nous le voyions fréquemment, il disputait avec mon père d'enragées parties de cartes et de billard, et je l'entends encore dire : " Vieux brigand que je ne peux jamais gagner !" Il était fiancé à mademoiselle Panierbergère, et ce nom si poétique et si peu ordinaire enchantait l'enfant que j'étais alors, et je le répétais à plaisir ! »
    Mme Meffre de Taulignan 2ème lettre de 1966
    « C'est avec le plus grand plaisir que nous avons reçu votre lettre (). Nous l'avons lue et relue et la relirons encore !
    Ce n'est pas sans émotion que nous avons appris la mort, après une vie exemplaire et si bien remplie de cette si attachante personnalité qu'était le major Bourgeat, nous ne l'avions jamais oublié malgré tant d'années écoulées ! Mon père l'avait en grande estime, ayant reconnu en lui une nature d'élite, une belle âme disait aussi notre vieux curé. Vous pouvez à juste titre être fier de lui.
    Il nous avait soignés, mon père et moi et avait continué de venir à la maison. Malgré la différence d'âge ils avaient sympathisé tout de suite, je le revois très bien, puisant dans notre bibliothèque, enfourchant ma bicyclette, pour ses courses à la campagne, quand il ne montait pas son petit cheval arabe tout blanc. Il remplaçait le docteur du village qui était mobilisé.
    Pour nous amuser mes jeunes cousins et moi il nous chantait "Le petit quinquin"… mes jeunes cousins qui sont comme moi maintenant des sexagénaires !...
    Son séjour à Taulignan avait été assez long, plusieurs mois oui, c'était pendant l'hiver 15-16, et il me semble bien, le 30ème Régiment d'Infanterie composé en majeure partie de Savoyards. Je revois le jour du départ, sous la pluie où le coeur serré, et les larmes aux yeux nous regardions défiler le détachement qui montait au front, après ce fut Verdun.
    Le temps passa, jusqu'au mois de Juillet dernier où la photo des mariés me fit tout de suite penser à un descendant du major, le nom, le pays et surtout la ressemblance, la moustache en moins, frappante à mon avis, c'est pourquoi j'ai écrit et je m'en félicite !
    Nous avons gardé longtemps une petite photo du major à cheval, ainsi que quelques cartes des armées, je me serais fait un plaisir de vous les adresser, hélas ! Elles ont disparu avec beaucoup d'autres souvenirs pendant la tourmente de 39-45. »

    Odile : J’avoue que je me suis remémorée ces souvenirs durant la cérémonie à Valfin ; j’ai pensé qu’il manquait un avion qui fasse son petit tour au-dessus de nous.

  • Il y a 1 mois
    Monique Piton-Gervais et Thomas Guéritault

    Mot lu par Monique et Thomas au cimetière de Valfin

    J’ai eu avec Jean Claude une relation vraiment particulière.
    D’abord, il était le plus jeune des huit enfants de la famille de Félicien et Marie Bourgeat et comme Maman, Mimi, était l’ainée, nous avions avec Jean Claude, une petite différence d’âge qui en faisait comme un grand frère, pour mes premières sœurs et moi.
    Ensuite, la situation s’est complexifiée, car lors de mes fiançailles avec Gilles Guéritault, en 1965, Jean Claude a fait la connaissance de Joelle, la sœur ainée de Gilles et l’année suivante, le 9 juillet 1966, nous étions 4, face à l’autel et à un aéropage de prêtres, venus recueillir nos engagements et vœux de mariage !
    Ainsi, d’Oncle, Jean Claude est devenu aussi mon Beau-frère ! Nous avons alors partagé une belle famille commune qui résidait à Hyères les Palmiers ! De ce fait, j’ai bien connu Jean Claude car nous nous sommes retrouvés aux mêmes époques devant les mêmes épisodes familiaux, comme l’arrivée de nos enfants !

    Nos conjoints Guéritault, de par leur vécu familial n’ont pas eu l’opportunité de grandir dans un environnement familial similaire au nôtre, les Bourgeat-Panier : caractérisé par un amour inconditionnel de la famille, au sens large. Toujours accueillir, entourer, prendre en charge, pouponner, être présent… Et cela, j’ai vu Jean Claude l’exercer pleinement avec ses enfants et avec ses amis. Jean Claude a mené sa vie familiale, sa vie professionnelle, sa vie amicale et sa vie artistique, en intégrant toujours les qualités du cœur et de la droiture morale dans ses choix.

    Mais si nous sommes aujourd’hui réunis ici, dans ce cimetière de Valfin, c’est un signe évident que pour lui, la Famille était la base solide sur laquelle nous construisons notre personnalité et développons notre existence. C’est probablement là, pendant les périodes de vacances en famille, qu’il a découvert la Joie de vivre ! Ici ont pris naissance ces racines solides qui se développent dans ces contrées montagnardes au climat contrasté. Savoir s’adapter, ne pas se décourager devant les difficultés, apprendre à partager avec les autres membres du groupe ce dont on dispose, être joyeux… Jean Claude a vécu cette expérience lors des regroupements de vacances, dans la grande maison des Près de Valfin, autour de ses parents. Prise de conscience aussi des difficultés inhérentes à un regroupement de caractères affirmés qu’il découvrait dans les différents couples de ses frères et sœurs,

    La richesse de cette expérience l’a marqué si fort, qu’il a eu à cœur de mettre peu à peu en place une structure qui allait permettre à ses descendants et à ses si nombreux neveux et nièces, de pouvoir continuer de développer et tisser ces liens familiaux, nombreux et variés. En 1976, une première réunion de famille aux Près, s’était appelée « les Olympiades »… J’ai toujours un petit film où l’on voit les 1ers exploits des cousins s’affrontant lors de joutes sportives… (film disponible sur Youtube, grâce au site d’une cousine « Guéritault », Véronique Valette)

    Quelques années plus tard, ont été mises en place, à l’initiative de Jean Claude, les 1ères Bourgeateries, qui ont eu lieu en juillet 1992. Pour cette 1ère rencontre, Jean Claude était seul pour l’organiser. Mais dès le 2ème épisode, en 1994, on voit que cette initiative a beaucoup plu à tous, car j’ai pu voir sur le formulaire d’inscription envoyé alors, (et que j’ai conservé…) que cette organisation, toujours bien chapeautée par jean Claude avait trouvé plusieurs bonnes volontés dans les diverses branches de la famille, pour l’assister dans cette tâche !

    Ensuite, il y a eu 2001, puis 2007. En 2011, le succès était tel, qu’il a fallu trouver un lieu plus adapté pour nous réunir et nous avons eu le plaisir de découvrir le site des Cernois, tout proche des Près, où les festivités purent avoir lieu ! Nouvelle Bourgeaterie, en 2017, toujours aux Cernois ! Après ces 25 ans de Bourgeateries sous sa responsabilité, le flambeau a été repris récemment, sous une forme légèrement différente par un regroupement de cousinades où Jean Claude a pu encore être présent en Juillet 2025, à Villers le Lac.

    Nous sommes vraiment conscients que Jean Claude a fait à toute la famille un cadeau inestimable en initiant ces regroupements familiaux qui n’ont jamais été quelque chose qui se mettait en place sans efforts, car celles-ci ont longtemps eu lieu « Aux Près de Valfin », c’est à dire à un endroit où la famille a de profondes racines mais c’est aussi un lieu qui n’offre guère de commodités pour organiser de tels rassemblements. En tout cas on comprend bien pourquoi il a souhaité revenir ici, pour achever son parcours terrestre… En ce lieu qu’il a tant aimé et où il a passé tant de moments heureux !

  • Il y a 1 mois
    Au fil du livret de condoléances...

    Messages laissés sur le livret mis à disposition lors de la cérémonie religieuse.

    Photos postées par Au fil du livret de condoléances...
    Souvenir de Monsieur Jean-Claude BOURGEAT par Au fil du livret de condoléances...
    Souvenir de Monsieur Jean-Claude BOURGEAT par Au fil du livret de condoléances...
    Souvenir de Monsieur Jean-Claude BOURGEAT par Au fil du livret de condoléances...
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    Souvenir de Monsieur Jean-Claude BOURGEAT par Au fil du livret de condoléances...
  • Il y a 1 mois
    Martine Brunet

    Mot envoyé par Martine

    Photos postées par Martine Brunet
    Souvenir de Monsieur Jean-Claude BOURGEAT par Martine Brunet
  • Il y a 1 mois
    Thérèse, Claude & Guy Brunet

    Mot remis par la famille Brunet

    Photos postées par Thérèse, Claude & Guy Brunet
    Souvenir de Monsieur Jean-Claude BOURGEAT par Thérèse, Claude & Guy Brunet
  • Il y a 1 mois
    Eliette Mariller

    Carte accrochée par Eliette sur "la Toile de Jean-Claude"

    Photos postées par Eliette Mariller
    Souvenir de Monsieur Jean-Claude BOURGEAT par Eliette Mariller
    Souvenir de Monsieur Jean-Claude BOURGEAT par Eliette Mariller
  • Il y a 5 mois
    Amélie

    Au crépuscule...

    Photos postées par Amélie
    Souvenir de Monsieur Jean-Claude BOURGEAT par Amélie
  • Il y a 5 mois
    Amélie

    Et tout redevient...

    Photos postées par Amélie
    Souvenir de Monsieur Jean-Claude BOURGEAT par Amélie
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